Créateur de dissonance depuis 1984

Médiation numérique, conseil, formation

Le numérique ne simplifie rien.
Il complique tout.

Et c’est là que ça devient intéressant

Icône drone

Questions fréquentes

Entre ce qu’on se demande et ce qui se passe vraiment

Adolescence

Les jeux vidéo et la pornographie pervertissent-ils la jeunesse ?

Les écrans n’agissent pas comme une « seringue ». Jeux vidéo ou pornographie ont des effets limités, variables et dépendants du contexte. Les comportements des jeunes s’expliquent surtout par leurs relations, leur environnement et l’accompagnement, pas par les contenus seuls.

Défis et challenges sur Internet : danger réel ou panique morale ?

Les “défis dangereux” en ligne relèvent souvent de récits amplifiés plutôt que de faits établis. Les défis entre adolescents existent depuis longtemps et répondent à des logiques de reconnaissance et de groupe. Internet ne les crée pas, il les rend visibles, dans un contexte de panique morale.

Les jeunes sont-ils addicts aux réseaux sociaux ?

Les jeunes ne sont pas massivement « addicts » aux réseaux sociaux. Les recherches distinguent usage intensif et addiction réelle, et montrent surtout que le problème est moins individuel que structurel.

Les ados perdent-ils leur temps en ligne ?

Le temps d’écran est un indicateur trompeur : il additionne des usages très différents et ne dit pas grand-chose des pratiques réelles. L’enjeu n’est pas le temps, mais la manière dont les adolescents vivent et structurent leurs expériences numériques.

Questions fréquentes

Entre ce qu’on se demande et ce qui se passe vraiment

Design

Le scroll ruine-t-il vraiment notre cerveau ?

Le scroll ne fonctionne pas comme une addiction automatique. Les recherches ne montrent pas de biais attentionnel comparable aux drogues. L’attention s’adapte au contexte et aux individus. Le scroll agit surtout comme un miroir des habitudes, pas comme un piège universel.

TikTok rend-il vraiment accro ?

TikTok ne rend pas automatiquement accro. Les recherches distinguent habitude forte, effets cognitifs et rares addictions. Le scroll reste stoppable. Les effets dépendent du contexte et du design. Plus qu’une drogue, TikTok agit comme un flux engageant et parfois difficile à quitter.

Les vidéos courtes « hackent-elles » le cerveau ?

Les vidéos courtes ne « hackent » pas le cerveau. Elles peuvent provoquer une surcharge d’attention temporaire et une fatigue cognitive, mais sans effet durable. Le vrai enjeu concerne le rythme et l’enchaînement des activités, plus que les vidéos elles-mêmes.

Peut-on être addict à ses amis hors-ligne ?

En appliquant les mêmes questionnaires qu’aux réseaux sociaux, certains le deviennent. Cette expérience montre que les outils de mesure peuvent transformer des comportements normaux en pathologies. Avant de parler d’addiction, il faut regarder comment on mesure.

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Enfance

Faut-il laisser les enfants regarder les écrans le matin ?

La règle « pas d’écran le matin » repose surtout sur une seule étude corrélationnelle. Elle montre une association, pas une cause. Le facteur clé reste les échanges avec l’enfant. Un dessin animé occasionnel n’est pas problématique : le langage se construit surtout dans la relation.

Qui est la meilleure baby-sitter : Dora ou les Teletubbies ?

Tous les dessins animés ne se valent pas : certains favorisent le langage, d’autres beaucoup moins. Mais le facteur clé reste le temps d’écran et ce qu’il remplace. Le langage se développe surtout en parlant, jouant et interagissant avec l’enfant.

Les écrans rendent-ils les enfants crétins ?

L’idée que les écrans rendent les enfants moins intelligents repose sur des interprétations simplifiées. Des études plus solides montrent que l’effet disparaît en tenant compte du contexte familial. Le développement dépend surtout des conditions de vie, pas des écrans seuls.

Les écrans rendent-ils les enfants autistes ?

Les écrans ne causent pas l’autisme. Cette idée vient d’hypothèses non validées et de paniques médiatiques. La recherche montre un rôle central des facteurs génétiques. Les écrans peuvent réduire les interactions, mais le problème dépend surtout du contexte et de l’accompagnement.

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Parentalité

Un « bon parent » doit-il résister aux écrans ?

Un « bon parent » ne se définit pas par la résistance aux écrans. Les recherches montrent l’importance d’accompagner les usages : poser des règles, discuter, partager. Les pratiques varient selon les contextes. L’enjeu est moins le contrôle que la relation et l’adaptation.

Pourquoi les parents ne viennent pas aux ateliers sur les écrans ?

Les parents disent s’inquiéter du numérique mais participent peu aux ateliers. Ce décalage s’explique par des normes de “bonne parentalité”, la peur d’être jugés et la fatigue face aux injonctions. Ils viennent surtout avec des situations concrètes. L’enjeu est de repenser les espaces de discussion.

Pourquoi les parents laissent les enfants devant les écrans ?

Les écrans ne s’expliquent pas seulement par un manque de règles. Ils répondent à des contraintes concrètes : travail, fatigue, organisation familiale. Souvent utilisés pour gérer le quotidien, ils dépendent du contexte de vie. L’enjeu dépasse le temps d’écran : il concerne les conditions de vie des familles.

La technoférence est-elle un buzzword ?

La technoférence désigne les interruptions parent-enfant liées aux écrans. Les recherches montrent que le problème n’est pas l’écran lui-même, mais l’attention disponible. Fatigue et stress jouent un rôle central. L’enjeu est moins d’être parfait que suffisamment présent.

Le contrôle parental est-il efficace ?

Le contrôle parental est efficace pour limiter le temps d’écran et bloquer certains contenus. Mais il agit peu sur la compréhension, l’esprit critique ou l’autonomie. Ces compétences passent surtout par le dialogue. Utile, il reste un outil parmi d’autres, pas une solution complète.

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Entre ce qu’on se demande et ce qui se passe vraiment

Santé

Les écrans rendent-ils myopes ?

Les écrans ne sont pas la cause principale de la myopie. Le risque dépend surtout du temps passé en vision de près et du manque de temps dehors. Lecture, devoirs et écrans s’additionnent. Les effets existent mais restent modestes et liés au contexte de vie.

Les écrans font-ils grossir ?

Les écrans ne font pas grossir directement. Les études montrent surtout un lien avec la sédentarité : moins de mouvement, plus de temps immobile. Réduire les écrans aide parfois, mais le vrai enjeu est ailleurs : le manque d’activités physiques et d’espaces pour bouger.

Que sait-on des écrans et du sommeil ?

La lumière bleue peut retarder l’endormissement, mais elle n’explique pas tout. Le sommeil des adolescents dépend aussi de leur rythme biologique et des habitudes du soir. Les écrans ne sont qu’un facteur parmi d’autres, surtout s’ils prolongent l’éveil et perturbent les routines.

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Société

Pronote est-il dangereux ?

Pronote informe les familles mais transforme la relation école-parents. Accès permanent aux notes, surveillance accrue, pression sur les élèves. Plus qu’un outil, c’est une infrastructure qui modifie autonomie, confiance et rythme scolaire.

Faut-il interdire le smartphone à l’école ?

Interdire le smartphone à l’école améliore un peu l’attention en classe, avec des effets modestes. Mais cela ne change pas les usages hors école ni la santé mentale de manière claire. C’est une mesure utile mais partielle, qui doit s’inscrire dans une approche plus large.

Les semaines sans écran : un défi utile ?

Les semaines sans écran ne transforment pas durablement les usages. Elles peuvent ouvrir la discussion et encourager d’autres activités, mais leurs effets restent limités sans accompagnement. Changer les habitudes demande un travail plus long, inscrit dans le quotidien.

La haine en ligne est-elle vraiment “nouvelle” ?

La haine en ligne n’est ni nouvelle ni uniquement numérique. Elle prolonge des dynamiques sociales anciennes (réputation, exclusion) amplifiées par les plateformes. Réduire le problème aux écrans masque ses dimensions politiques et sociales. Il ne s’agit pas seulement de protéger, mais d’outiller.

C’est quoi, un hikikomori ?

Le hikikomori désigne un retrait social durable de certains jeunes, souvent au domicile familial. Plus qu’une pathologie individuelle, il s’explique par des contextes scolaires, sociaux et culturels exigeants. Le lien social ne disparaît pas : il se transforme, souvent via le numérique.

Situations concrètes

Ce qui se joue vraiment dans les usages quotidiens

Pierre cherche une solution technique

Pierre pensait régler le numérique avec un contrôle parental. L’atelier montre autre chose : désaccords, négociations, règles mouvantes. Les outils aident, mais ne remplacent ni le dialogue ni l’organisation familiale. L’enjeu devient partagé, pas technique.

Paul et Virginie se questionnent sur l’impact du numérique

Dans une famille où les règles sont claires, le numérique n’est pas excessif mais omniprésent. Il structure travail, école et relations. L’enjeu dépasse le temps d’écran : il interroge la place du numérique dans une vie quotidienne devenue largement organisée par ces infrastructures.

La console prend la place du dîner

Le conflit d’Élodie ne porte pas seulement sur les écrans, mais sur les transitions. Les jeux ont leur propre rythme, le repas aussi. Les tensions naissent du décalage. L’enjeu n’est pas juste de limiter, mais d’organiser les passages entre activités au quotidien.

Clémence et Romain en ont marre des GAFAM

Les plateformes ne font pas que capter l’attention : elles exploitent une hyperconnexion déjà présente. Les parents ne peuvent pas seulement limiter les usages. Le défi est d’accompagner des adolescents dans des environnements qui monétisent leurs relations et les rendent toujours connectés.

Laura ne sait pas comment accompagner son enfant avec les jeux vidéo

Le fils de Laura respecte le temps d’écran, mais reste très absorbé par son jeu. Le problème n’est pas la durée, mais le type de jeu et ses mécaniques. Les repères évoluent : au-delà du temps, il faut regarder à quoi l’enfant joue et comment cela structure son attention.

Les enfants d’Imane font de l’unboxing

Imane observe ses enfants rejouer des vidéos d’unboxing en les transformant en jeu. L’écran ne les rend pas passifs : il devient un support d’imitation et d’interaction. Au-delà du temps d’écran, la question devient : que font-ils réellement des contenus ?

Fatoumata le sait

Fatoumata connaît les recommandations sur les écrans, mais doit travailler seule avec son bébé. La télévision devient une solution pratique faute de garde. L’écart entre prescrit et réel révèle moins un manque d’information qu’un manque de conditions concrètes pour faire autrement.

Snapchat pour tenir toute la nuit

Trois adolescentes restent connectées toute la nuit pour discuter. Ce “défi” n’a rien de dangereux en soi : il prolonge des liens entre amies. Mais combiné au rythme biologique tardif et aux horaires scolaires, il réduit le sommeil. L’enjeu n’est pas l’écran, mais la nuit qui raccourcit.

Enzo expert en géopolitique et voyance

Enzo affirme une info géopolitique issue… d’une voyante via sa mère. Cette scène montre que les croyances circulent surtout dans les relations proches, pas seulement en ligne. L’éducation aux médias doit intégrer ces dynamiques sociales, au-delà des seules plateformes.

Anne se demande si elle doit couper le Wi-Fi

Anne s’inquiète du retrait de sa fille, souvent enfermée dans sa chambre et connectée. Pourtant, l’adolescente maintient des liens en ligne, apprend une langue et se projette. Son univers social ne disparaît pas : il se déplace, notamment après un épisode de harcèlement scolaire.

Leila cherche un moyen d’éloigner son fils de son iPhone

Leila s’inquiète du temps passé par son fils sur son iPhone, qu’elle associe à ses difficultés scolaires et à ses projets. Mais le smartphone agit surtout comme un amplificateur d’influences sociales. L’enjeu devient de discuter avec lui de ses aspirations.