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Médiation numérique, conseil, formation

Le numérique ne simplifie rien.
Il complique tout.

Et c’est là que ça devient intéressant

Icône drone

La console prend la place du dîner

29 Mar 2026

Élodie prépare chaud et bon.
Ils arrivent tard.

Ça refroidit dans les assiettes…
et un peu autour de la table aussi.

Le drone observe

Vignette de la situation

Élodie a trente-neuf ans.
Elle est mère au foyer et élève deux enfants de huit et douze ans.

Un soir, elle prépare le repas.
Elle appelle ses fils.

Ils sont sur la console.

« Attends. »

Le plat est prêt.
Puis tiède.
Puis froid.

Élodie s’énerve.
Elle a le sentiment de ne pas être respectée.

Les recommandations (tâche prescrite)

 

🧠 Repères (enfant)

📱Enfants et écrans (0–11 ans)


👉 Comprendre les recommandations : pourquoi c’est compliqué ?

  • Les règles ne disent pas toutes la même chose
  • Elles viennent de différents domaines (santé, éducation, droit)
  • Elles ne parlent pas des mêmes situations

👉 Ce qu’il faut retenir

  • Il n’y a pas une seule règle pour tous
  • Les chiffres (1h, 2h…) ne suffisent pas
  • Le contexte est très important

👶 0 – 3 ans

  • Éviter les écrans
  • Priorité : parler, jouer, bouger

🧒 3 – 6 ans

  • Limiter le temps (environ 1h max)
  • Regarder avec un adulte
  • Pas d’écran avant de dormir

👦 6 – 9 ans

  • Le temps ne suffit plus
  • Penser au sommeil, sport, école
  • Mettre des règles claires

🧑 9 – 11 ans

  • Entrée dans Internet
  • Accompagner l’enfant
  • Parler des usages

⚠️ Important

  • Les enfants ont des droits en ligne
  • Les plateformes ont aussi une responsabilité

✅ En résumé

  • Moins d’écran quand ils sont petits
  • Plus d’accompagnement en grandissant
  • Toujours garder l’équilibre (sommeil, jeu, relations)

🧠 Repères (adolescent)

📱 Adolescents et écrans (12–17 ans)


👉 Comprendre les recommandations : pourquoi c’est compliqué ?

  • Pas de règle simple comme “2h max”
  • Les écrans font partie de la vie sociale
  • Chaque adolescent est différent

👉 Ce qu’il faut retenir

  • Le temps d’écran ne suffit pas
  • Tout dépend du contexte
  • Les écrans peuvent être utiles ou poser problème

🧑 12 – 14 ans

  • Les usages augmentent rapidement
  • Les règles doivent être claires et discutées
  • Parler des réseaux sociaux et des données personnelles
  • Faire attention au sommeil et à l’école

🧑‍🦱 14 – 17 ans

  • Plus d’autonomie dans les usages
  • Un usage intensif n’est pas toujours un problème
  • Attention si le jeune s’isole
  • Attention si le sommeil est perturbé
  • Attention si l’école devient difficile

🧠 Santé mentale

  • Les écrans ne sont pas la seule cause des difficultés
  • Ils peuvent aggraver un mal-être déjà présent

🌐 Internet et données

  • Les plateformes cherchent à capter l’attention
  • Les données personnelles sont utilisées
  • Les adolescents ont des droits en ligne

⚠️ Important

  • Les parents ne sont pas les seuls responsables
  • Les plateformes ont aussi une responsabilité

✅ En résumé

  • Pas de règle unique pour tous
  • Observer les effets sur la vie quotidienne
  • Privilégier l’équilibre : sommeil, relations, école, activités

Les recommandations sur les écrans ne portent pas seulement sur le temps passé devant un écran.

Elles concernent aussi l’âge des enfants, les contenus utilisés et l’organisation de la journée.

Chez les enfants d’âge scolaire, les institutions de santé publique recommandent surtout de préserver un équilibre global : sommeil, activité physique, école, relations sociales et loisirs. Les écrans deviennent surtout problématiques lorsqu’ils perturbent durablement ces équilibres.

Reco_01 Enfance

Les recommandations insistent aussi sur l’importance de certains moments sans écran dans la vie familiale.

Les repas font souvent partie de ces moments protégés.

Pour les jeux vidéo, il existe également un repère spécifique : la classification PEGI.

Le PEGI indique l’âge conseillé pour un jeu et signale la présence éventuelle de contenus sensibles : violence, langage grossier, peur ou achats intégrés.

Ce système aide les parents à choisir des jeux adaptés à l’âge des enfants, même s’il ne dit rien sur la durée de jeu.

Dans l’ensemble, les recommandations invitent donc à :

  • choisir des jeux adaptés à l’âge ;
  • poser des règles claires dans la maison ;
  • préserver certains moments familiaux sans écran.

La situation réelle

Dans la scène vécue par Élodie, la difficulté ne concerne pas seulement les jeux vidéo.

Elle concerne surtout la coordination du quotidien.

Les enfants sont engagés dans une partie.
Ils demandent quelques minutes de plus.
La cuisine ne s’arrête pas.

La tension ne vient pas uniquement de l’écran.
Elle vient du décalage entre deux temporalités : celle du jeu et celle du repas.

Les jeux vidéo possèdent souvent leurs propres rythmes : une partie en cours, un niveau à terminer, une session en ligne avec d’autres joueurs.

Ces séquences n’ont pas toujours de point d’arrêt immédiat.

Pour les parents, cette continuité peut être interprétée comme un refus d’obéir ou un manque de respect.

Pour les enfants, la partie continue.
Pour Élodie, le repas doit commencer.

Ce que révèle l’écart entre prescrit et réel

La situation d’Élodie montre un décalage fréquent entre les recommandations générales et la réalité des interactions familiales.

Les règles sur les écrans sont souvent pensées en termes de durée : combien de temps jouer, combien de temps regarder.

Mais dans la vie quotidienne, les tensions apparaissent surtout autour des moments de transition :

  • arrêter une partie
  • venir à table
  • éteindre la console
  • passer à autre chose

Autrement dit, le problème ne se résout pas toujours en coupant les écrans.

Il se joue souvent dans la manière dont la famille organise ses rituels quotidiens : annoncer le repas à l’avance, prévoir la fin d’une partie, négocier les moments de transition.

La question qu’Élodie affronte n’est donc peut-être pas seulement celle des jeux vidéo.

Elle touche aussi à une question très ordinaire de la vie familiale :

comment faire tenir ensemble les rythmes des écrans et ceux de la maison.

Enfants jouant et lisant autour d’un feu de camp sans écrans, illustration de la semaine sans écran et des activités hors numérique

Pour aller plus loin

Certaines écoles ou associations proposent parfois des « semaines sans écran ».

Ces initiatives invitent les familles à réduire fortement les écrans pendant quelques jours, souvent dans un cadre collectif.

Les recherches montrent que ces expériences ont surtout une valeur symbolique et pédagogique.
Elles peuvent aider à discuter des habitudes numériques, mais leurs effets durables restent limités lorsqu’elles ne s’accompagnent pas d’un travail plus long sur les pratiques familiales.

👉 Lire aussi : La semaine sans écran : un défi utile ?

Voiture équipée de drones projetant le logo VBE404 dans le ciel au-dessus d’une ville

Erreur 404 : réponse introuvable

Quelque part, une situation numérique devient incompréhensible.

Un parent s’inquiète.
Un professionnel hésite.
Les recommandations ne suffisent plus.

Alors quelqu’un allume le signal.

VBe404.

Voici comment il intervient.

Exemples d'ateliers et d'interventions

Photoblabla sur lézécrans

(atelier tout public)

À partir d’un ensemble d’images représentant des scènes de la vie numérique, les participants choisissent, expliquent et confrontent leurs interprétations.

Les discussions font émerger les peurs, les attentes et les imaginaires liés aux écrans : addiction, isolement, conflits familiaux, plaisir ou fatigue numérique.

L’atelier permet de mettre en dialogue les représentations et les expériences réelles, afin de dépasser les clichés et comprendre ce qui se joue réellement dans les familles.

Entre parents : le vrai numérique

(atelier parents)

Un espace de discussion où les parents peuvent raconter ce qu’ils font réellement à la maison : règles, négociations, tensions, bricolages du quotidien.

À partir des situations apportées par le groupe, l’intervenant aide à identifier les difficultés, mais aussi les ressources et les ajustements déjà présents.

Un atelier qui valorise l’expérience des parents plutôt que les modèles idéaux de parentalité numérique.