Une rumeur suffit…
les médias font le reste.
(Spoiler : non.)
La question revient souvent.
Certains parents ont entendu dire que les écrans pourraient provoquer l’autisme chez les jeunes enfants.
La réponse est claire : non.
Aucune étude scientifique solide ne montre que les écrans causent l’autisme.
Pourtant, cette idée circule encore beaucoup.
D’où vient cette idée ?
En 2017, une vidéo très relayée sur Internet affirme que des enfants surexposés aux écrans pourraient développer des symptômes ressemblant à l’autisme.
La vidéo rencontre un grand succès.
Elle est reprise dans les médias et partagée par de nombreux parents.
Mais cette hypothèse repose surtout sur des observations et des témoignages.
Elle ne s’appuie pas sur des études scientifiques solides.
Le terme « autisme virtuel » apparaît alors.
Or ce terme n’existe dans aucune classification médicale officielle.
Ce que dit réellement la recherche
Les chercheurs qui travaillent sur l’autisme sont très clairs.
L’autisme est principalement lié à des facteurs génétiques.
Les écrans n’en sont pas la cause.
Certaines situations peuvent créer une confusion.
Par exemple :
- des enfants qui ont déjà des difficultés sociales peuvent préférer les écrans ;
- un enfant très exposé aux écrans peut avoir moins d’interactions avec les adultes.
Dans ces cas-là, l’écran peut être un facteur parmi d’autres, mais pas l’origine de l’autisme.
Une panique déjà vue ailleurs
Les nouvelles technologies provoquent souvent des inquiétudes.
Dans le passé, la télévision, les jeux vidéo ou même les romans ont aussi été accusés de provoquer des problèmes chez les enfants.
Les chercheurs parlent parfois de panique morale.
Une technologie nouvelle devient alors un coupable facile.
Ce que l’on peut dire honnêtement
Les écrans ne rendent pas autistes.
Mais certaines situations peuvent poser problème :
- une exposition très précoce et très longue
- peu d’interactions avec les adultes
- un environnement peu stimulant
Dans ces cas-là, le problème n’est pas seulement l’écran.
C’est surtout ce qu’il remplace : le jeu, la parole, les échanges avec les adultes.
Les écrans ne sont donc ni des poisons ni des solutions.
Tout dépend du contexte et de l’accompagnement.

Pour aller plus loin
Les inquiétudes autour des écrans concernent aussi la relation entre parents et enfants.
Certaines situations d’usage du téléphone peuvent interrompre les échanges dans la famille.
Ces moments sont parfois décrits par le terme technoférence.
Parent_02 Technoférence
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